Textes dans la catégorie : ‘ La mélancolie ’

20
sept

Triste soir !

Écrit par : Hervé | Vu 35633 fois, 51 fois aujourd’hui

Triste soir

C’était un soir de Lune, de lune creuse et noire ;
L’oreille des volets, rebattue par le vent,
Renvoyait au couchant la futile mémoire
Des soirs accompagnés de nos jardins d’antan.

Les soirées inspirées d’avant la solitude
Des pierres au chemin, qu’une main a semées ;
Nous étions devenus une belle habitude,
Deux cailloux sous la Lune, dans les cendres d’aimer.

S’asseoir dessous la Lune ; saisir la main du vent ;
Savoir tuer l’importune et funeste passion
De vivre pour mourir ; et pleurer doucement
Accoudé à l’aurore, en mémoire au frisson.

C’était un soir de Lune et le volet battait.
Ma raison recherchait un cœur à ignorer
Mais mon cœur, sans raison, à t’aimer se perdait,
Sous une Lune noire impuissante à briller.

Je sais l’heure d’avance où viendra le soleil ;
Où tes bras s’ouvriront pour une floraison ;
Mais je serai parti bien avant ton éveil,
Je te laisse ce mot au seuil de ta maison.

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15
jan

Laisse-moi…

Écrit par : Hervé | Vu 2226 fois, 1 fois aujourd’hui

laisse-moi

Ce soir, laisse-moi tremper ma plume
A l’eau trop claire de ton absence,
Aller diluer mon amertume
A l’aquarelle d’une impatience,
Que d’un trait délié se consume
Le risque caché des confidences.

Ce soir, laisse-moi glisser mon rêve
Au souffle si chaud de mes brûlures,
Quand le moment n’est plus à la trêve
Mais au mystère d’une cambrure,
À la vie au goût puissant de sève
Que des filets de raison capturent.

Ce soir, laisse-moi plomber mes peurs
Au mirage du chant de la source,
Que dansent les sirènes en fleur
Trompant mes héros en bout de course
Et semer au tribut des douleurs
Ces deniers de sang que je débourse.

Ce soir, laisse-moi poser mon vide
Au secret de ton regard d’amour
Et l’ennui de mes lèvres livides,
Aux baisers de tes charmes velours.
Lorsque me rongent les nuits acides,
Le silence est un compagnon sourd.

Ce soir, laisse-moi porter mes doutes,
Mais retiens-moi d’y sombrer vraiment.
Quand mon chagrin, à mon cœur, s’arc-boute,
Ouvre mes yeux à nos sentiments
Et de ton abandon, sois la route
De celui qui est tien, humblement…

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