Mon âme !
Mon corps sera livré au grand froid du tombeau,
Ils ne chanteront plus les mots, à mon oreille.
Je ne verrais plus le jour de ces printemps si beaux,
Où bourdonnent aux fleurs les vaillantes abeilles !
J’aurai franchi le seuil qui mène à l’au-delà,
Ma vie se tissera aux souvenirs des autres.
Mon corps ne sera plus, mais mon âme viendra
Papillonner vers vous, et butiner les vôtres.
SI vous sentez, au soir, quelque frôlement doux
Sur vos fronts apaisés et vos paupières closes,
Quand s’exhale au jardin le parfum de la rose,
C’est que je serais la à caresser votre joue.
Pensez à mon esprit qui s’approche de vous,
Qui communie au flot de vos tendres pensées,
Et cherche en votre cœur la place où se lover…
Qu’enfin mon âme allégeait ne soit plus un dégout.
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