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12
juin

Si tu pars !

Écrit par : Hervé | Vu 40087 fois, 176 fois aujourd’hui

separation

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Bonny Portmore – poéme : Si tu pars

Demain si tu pars !
Regarde-moi bien.
Tu verras sur ma bouche, dans mes yeux,
Un sourire qui ne sera pas feint.

Demain si tu pars !
Je ne t’en voudrai pas, je t’aime trop pour cela.
Laisse notre histoire dans un coin de ton cœur.
Mes mots te berceront encore
Et mes caresses veilleront tes soirs de doute.

Demain si tu pars !
Ne crois pas que cela sera facile pour moi ,
De te savoir dans d’autres bras,
D’imaginer qu’un autre te donnera du plaisir,
De penser à tes « je t’aime » murmuré à une autre oreille.

Demain si tu pars !
Je serai toujours là confident de toujours,
J’écouterai ce que tu ne diras pas,
Je lirai entre les lignes j’entendrai tes soupirs.

Demain si tu pars !
C’est un morceau de moi que tu emporteras,
Tu ne seras jamais seul, je te veux heureuse.

Demain si tu pars !

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classé dans : Les messages
11
jan

naufrage de mots !

Écrit par : Hervé | Vu 1964 fois, 12 fois aujourd’hui

naufrage de mots

Si mon destin devait s’éloigner de ce port
De tous les plaisirs fous que j’ai bus à ton corps,
S’il m’en fallait payer aujourd’hui le tribut
En n’étant jamais plus, par amour, mise à nu.

Et si tout s’arrêtait dans un écran de larmes,
Si plus jamais une fille ne me trouvait de charmes,
S’il me fallait tourner la page des frissons
Et oublier l’oubli au ciel des pâmoisons.

Si je n’étais déjà qu’un vieux en puissance,
Un souvenir si vague au creux de ton absence,
Si je ne pouvais plus goûter à la jouissance
Que sous mes doigts perdus au nuit des longs silences.

S’il ne m’était donné, d’un jour nouveau vibré
Et au vin de la chair, m’en aller m’enivrer.
De tout ce temps déçu à rêver de délit,
Avec la solitude accrochée à mon lit.

Si la femme que j’attends ne trouvait pas ma trace,
À jamais égaré dans le cyber espace.
Le reste de ma vie à tourner dans le vide,
À en perdre l’espoir, à en compter mes rides.

Avec pour seuls soupirs ceux qui soufflent le mal,
Je sécherai alors comme une fleur banale,
Et de ce cœur trop grand reçu en héritage,
Il ne restera rien que mes mots en naufrage.

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