Classé par mots clés : ‘ solitude ’

20
sept

Triste soir !

Écrit par : Hervé | Vu 38718 fois, 180 fois aujourd’hui

Triste soir

C’était un soir de Lune, de lune creuse et noire ;
L’oreille des volets, rebattue par le vent,
Renvoyait au couchant la futile mémoire
Des soirs accompagnés de nos jardins d’antan.

Les soirées inspirées d’avant la solitude
Des pierres au chemin, qu’une main a semées ;
Nous étions devenus une belle habitude,
Deux cailloux sous la Lune, dans les cendres d’aimer.

S’asseoir dessous la Lune ; saisir la main du vent ;
Savoir tuer l’importune et funeste passion
De vivre pour mourir ; et pleurer doucement
Accoudé à l’aurore, en mémoire au frisson.

C’était un soir de Lune et le volet battait.
Ma raison recherchait un cœur à ignorer
Mais mon cœur, sans raison, à t’aimer se perdait,
Sous une Lune noire impuissante à briller.

Je sais l’heure d’avance où viendra le soleil ;
Où tes bras s’ouvriront pour une floraison ;
Mais je serai parti bien avant ton éveil,
Je te laisse ce mot au seuil de ta maison.

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classé dans : La mélancolie
11
jan

naufrage de mots !

Écrit par : Hervé | Vu 1963 fois, 11 fois aujourd’hui

naufrage de mots

Si mon destin devait s’éloigner de ce port
De tous les plaisirs fous que j’ai bus à ton corps,
S’il m’en fallait payer aujourd’hui le tribut
En n’étant jamais plus, par amour, mise à nu.

Et si tout s’arrêtait dans un écran de larmes,
Si plus jamais une fille ne me trouvait de charmes,
S’il me fallait tourner la page des frissons
Et oublier l’oubli au ciel des pâmoisons.

Si je n’étais déjà qu’un vieux en puissance,
Un souvenir si vague au creux de ton absence,
Si je ne pouvais plus goûter à la jouissance
Que sous mes doigts perdus au nuit des longs silences.

S’il ne m’était donné, d’un jour nouveau vibré
Et au vin de la chair, m’en aller m’enivrer.
De tout ce temps déçu à rêver de délit,
Avec la solitude accrochée à mon lit.

Si la femme que j’attends ne trouvait pas ma trace,
À jamais égaré dans le cyber espace.
Le reste de ma vie à tourner dans le vide,
À en perdre l’espoir, à en compter mes rides.

Avec pour seuls soupirs ceux qui soufflent le mal,
Je sécherai alors comme une fleur banale,
Et de ce cœur trop grand reçu en héritage,
Il ne restera rien que mes mots en naufrage.

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classé dans : Les mots
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